mardi 20 février 2007

La hausse des frais de scolarité

Le gouvernement Charest a récemment annoncé son intention de hausser les frais de scolarité s'il est réélu. La hausse serait de 50$ par session jusqu'en 2012, et ce de façon cumulative. Parallèlement à cette hausse, le gouvernement ferait les ajustements nécessaires au régime des prêts-bourses afin de minimiser l'impact sur les étudiants moins fortunés.

Le tout en réinjectant près d'un milliard de dollars en éducation.

En tant qu'étudiant universitaire, cette proposition me semble raisonnable. Le réseau universitaire québécois est en situation grave de sous-financement après plusieurs années de règne du Parti Québécois. Jusqu'à aujourd'hui, le gouvernement libéral a dû combler le retard causé par les péquistes; le prochain mandat permettra au gouvernement de commencer à réellement assurer le développement du réseau universitaire. La conférence des recteurs des universités québécoises a récemment fait part de l'urgence de la situation en conférence de presse.

Il m'apparaît juste que les étudiants contribuent à leur juste mesure à l'amélioration du système d'éducation, et ce pour leurs études comme pour celles de ceux qui les suivront. L'augmentation des frais de scolarité permettra aux universités d'assurer un service de meilleur qualité aux étudiants présents et futurs avec les nouvelles sommes dégagées par le dégel et le réinvestissement gouvernemental. L'équité inter-générationnelle devrait être la grande priorité de tout gouvernement, et ce dans tous les domaines. En redressant le financement universitaire, le gouvernement libéral s'engage à faire du Québec un concurrent mondial de l'économie du savoir pour les générations futures.

Évidemment, le Parti québécois et sa clientèle du mouvement étudiant associatif crie au scandale et à l'aberration.

La véritable aberration fut leur affirmation que le gel des frais de scolarité est une mesure progressiste. Il s'agit, à mon avis, d'une qualification fort fallacieuse. Une mesure progressiste vise à alléger les frais des contribuables plus démunis, tout en imposant le plein tarif aux contribuables plus riches. En maintenant le gel des frais de scolarité, le gouvernement faisait de facto une subvention cachée aux contribuables plus aisés. En dégelant les frais, le gouvernement va rétablir le véritable équilibre.

Il devra toutefois être vigilant afin de s'assurer que les frais afférents ne soient pas haussés concuremment; il devra être tout aussi vigilant afin de s'assurer que le régime de prêts-bourses demeure un acteur efficace dans l'aide à l'accessibilité aux études supérieures pour les étudiants moins fortunés.

4 commentaires:

Karl a dit…

En tant qu'étudiante, il faut mentionner que nous vivions un faux gel des frais de scolarité. Les universités nous ont simplement refilé la facture en haussant les frais afférents mais évidemment les associations étudiantes, commandité par le PQ, ne vont pas déchirer leurs chemises sur la place publique pour ça. Pendant qu'ils doivent aller justifier leurs raisons d'être en faisant des manifestations à gauche et à droite, nous les pauvres étudiants ont paie de nos poches, en plus de leurs salaires,leur manque de vision.

Antonio a dit…

Je suis 100% d'accord Philippe.

Combien ont-ils depense la FEUQ pour les manifestations

Mathieu Brunet a dit…

Le dégel – 36,5 sous

Malgré tout ce qui s’est dit depuis les derniers jours, à l’heure actuelle nous entendons plusieurs associations d’étudiants crier très fort, mais où sont les manifestants ? Réponse : il n’y en a pas. Au conseil général élargi du Parti libéral du Québec, moins de 25 manifestants étaient présent. Il y avait plus de policiers que de manifestants ! La position que ces groupes défendent est totalement dépassée, irréaliste et dangereuse pour l’ensemble de la population étudiante du Québec.

Le système actuel ayant subi un gel de frais de scolarité depuis 1994, souffre de sous financement. La solution que le gouvernement du parti libéral veut apporter est à mon sens très réaliste et elle démontre que ces gens ne pensent pas seulement à une élection ou à de faux appuis. La proposition qui fait parti de la plateforme électorale fait un appel à une contribution des étudiants, on parle ici de 50$ par session, donc 100$ par année scolaire. Le gouvernement c’est aussi engager à débourser un montant de 10$ de nouveaux fonds par 1$ étudiant. Nous sommes en attende des sommes du gouvernement fédéral, qui à mon sens s’en viennent assez vite.

Nous étudiants du Québec payons le plus bas frais de scolarité au Canada. Si le Québec rêve de former les meilleurs étudiants, et d’attirer les gens d’ailleurs, non pas pour le prix des études, mais pour leur qualité nous nous devons absolument de réinvestir de façon massive dans le système.

Allons-nous vraiment voir des étudiants dans les rues durant les prochaines semaines ? Ma réponse est NON. Les étudiants connaissent la réalité et ne croient plus les faux idéaux qui sont véhiculés par certaines personnes qui se cachent la réalité.

Samuel Lavoie a dit…

Je suis tout à fait d'accord avec la position de Philippe. La hausse proposée par le PLQ est des plus raisonnables, surtout si l'on tient compte du fait qu'à la fin de cet exercice, les frais payés des étudiants ne représenteront que de 6% des fonds mis à la disposition des universités, ce qui est loin d'être exagéré. Bien entendu, le PQ agira de manière à satisfaire sa clientèle dans les différents mouvements associatifs et, évidemment, s'opposera à un tel dégel. Voilà qui n'est pas surprenant de la part d'un parti qui doit nécessairement pouvoir compter sur les mouvements de masses (groupes étudiants, syndicats, etc.) afin de pouvoir rêver à un autre référendum. André Boisclair fait encore une fois la preuve que les péquistes sont prêts à faire preuve d'irresponsabilité dans la gestion publique pour satisfaire leurs pulsions référendaires jusqu'au-boutistes. Nos universités, plus que de simples maisons d'enseignement, représentent l'ultime gage de la compétitivité québécoise de demain. Bref, lorsque les péquistes en font une question de partisanerie aveugle, ils ne font que démontrer pourquoi Jean Charest et son équipe doivent impérativement être réélus.